Le pastoralisme favorise la biodiversité

Le pastoralisme est devenu une donnée majeure de la protection et de la gestion des espaces naturels. Partout, les espaces pastoraux sont reconnus parmi ceux à hautes biodiversités :  ils sont au cœur de nos Parcs nationaux, de nos Parcs naturels régionaux, de nos réserves naturelles et espaces protégées régionaux, notamment dans le cadre du réseau de sites Natura 2000 (sites naturels ou semi-naturels de l’Union européenne ayant une grande valeur patrimoniale, par la faune et la flore exceptionnelles qu’ils contiennent). Les enjeux de biodiversité concernent les écosystèmes de pelouses sèches, de pelouses d’altitude, les populations de rapace, ou encore celles de reptiles protégés comme la vipère d’Orsini.

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature précise dans son rapport sur les écosystèmes montagnards que « l’Homme intervient depuis longtemps sur les milieux montagnards et ce sont en partie ses activités qui en ont façonné la biodiversité. » (Source : UICN France (2014). Panorama des services écologiques fournis par les milieux naturels en France – volume 2.4 : les écosystèmes montagnards. Paris, France).

L’élevage pastoral est également fortement mobilisé pour réduire les risques d’incendie dans les massifs forestiers méditerranéens.

 

Par un long et patient travail de partenariat avec les gestionnaires de l’environnement et de la forêt, les éleveurs ont développé de nouvelles techniques d’aménagement et de conduite du pâturage destinées à façonner les structures de végétation.

Ils contribuent ainsi à la gestion des écosystèmes et à la défense des forêts contre l’incendie, en combinant objectifs de production et objectifs d’environnement, et en prenant appui pour rémunérer ces services sur les dispositifs publics de financement agro-environnemental qui se succèdent depuis 1990.